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La semaine du 30 janvier au 5 février a été marquée par une intervention significative de Bank Al-Maghrib sur le marché monétaire. L’institut d’émission a augmenté le niveau de ses avances à 7 jours de plus de 10 milliards de dirhams, pour atteindre un encours de 60,6 milliards de dirhams (MMDH). Il s’agit du montant le plus élevé enregistré depuis le début de l’année.
Une tension de liquidité à l’origine de l’intervention
Cette injection massive de liquidités fait suite à une période de tension observée au sein du système bancaire à la fin du mois de janvier. Pour répondre à ce besoin immédiat, Bank Al-Maghrib a également procédé à des injections ciblées sous forme d’avances à 24 heures, dont le volume a dépassé les 8 milliards de dirhams sur la semaine.
Impact sur les taux interbancaires
Cette perturbation de l’équilibre du marché monétaire a eu une conséquence directe sur les taux interbancaires. Ces derniers se sont écartés du taux directeur de référence, atteignant un niveau moyen de 2,27% au cours de la semaine concernée. Cet écart reflète le coût accru de la liquidité pour les banques sur le marché.
Autres interventions monétaires
Parallèlement à ces avances, Bank Al-Maghrib maintient son action sur le circuit monétaire via d’autres instruments. L’institut est intervenu à hauteur de 92 milliards de dirhams à travers les opérations de pensions livrées et de prêts garantis.
Resserrement de la trésorerie du Trésor
L’analyse de la semaine révèle également une évolution du côté de la trésorerie publique. L’encours moyen des injections de liquidités faites par BAM, que ce soit à blanc ou avec prise en pension de titres du Trésor, a connu un net recul. Il est passé de 12,9 milliards de dirhams la semaine précédente à 6,8 milliards de dirhams. Ce mouvement traduit un resserrement de la situation de trésorerie de l’État pour cette période.
À retenir : Bank Al-Maghrib a porté ses avances à 7 jours à 60,6 MMDH, leur plus haut niveau de l’année, pour répondre à une tension de liquidité. Cette intervention a fait monter les taux interbancaires à 2,27%, tandis que la trésorerie du Trésor s’est resserrée.
Pour conclure, cette semaine illustre le rôle actif de Bank Al-Maghrib dans la régulation de la liquidité bancaire. L’institut ajuste ses instruments d’intervention, comme les avances à 7 jours et à 24 heures, en fonction des besoins immédiats du marché. En résumé, ces mouvements reflètent les ajustements constants nécessaires pour maintenir la stabilité monétaire.