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Le Maroc enregistre des progrès significatifs dans la modernisation de son administration et de son système fiscal. Ces efforts, portés par des réformes structurelles, commencent à porter leurs fruits sur les finances publiques.
L’évolution notable des recettes fiscales s’explique principalement par la dématérialisation des procédures et la réforme de la TVA et de l’impôt sur les sociétés. Ces mesures contribuent à une consolidation durable de la dynamique budgétaire.
Perspectives de croissance et moteurs économiques
Pour l’année 2026, les projections tablent sur une croissance économique de 4,9%. Cette performance devrait être soutenue par plusieurs facteurs clés :
- Un investissement public et privé robuste.
- Une production agricole solide, bénéficiant d’une pluviométrie exceptionnelle.
- Une atténuation du risque climatique lié à la sécheresse à court terme.
Défis externes et recommandations monétaires
Le contexte international présente néanmoins des risques. La volatilité des prix des matières premières et du pétrole, ainsi qu’un ralentissement potentiel dans la zone Euro, pourraient affecter les exportations et les investissements directs étrangers (IDE).
Sur le plan monétaire, la transition vers un régime de ciblage de l’inflation est encouragée. Une phase pilote est envisagée pour 2026, avec une mise en œuvre complète en 2027. Cette évolution devra s’accompagner d’une plus grande flexibilité du taux de change et d’une communication transparente.
Soutenabilité des finances publiques et réformes structurelles
La dette publique marocaine est considérée comme soutenable, avec un risque souverain modéré. Sa trajectoire devrait permettre de reconstituer des marges budgétaires à moyen terme.
Parmi les réformes prioritaires, le système de retraites nécessite une attention particulière pour assurer sa pérennité financière. Par ailleurs, le chômage, notamment des jeunes, demeure un défi majeur. Pour y répondre, il est recommandé de :
- Renforcer le rôle du secteur privé dans la création d’emplois.
- Améliorer l’assistance technique et l’accès au financement pour les TPME.
- Adapter la formation professionnelle aux besoins du marché du travail.
Résilience climatique et infrastructures
Les mesures engagées pour renforcer la résilience face au changement climatique sont saluées. Le développement d’infrastructures de dessalement et une gestion optimisée des ressources hydriques sont des axes stratégiques pour faire face aux épisodes de sécheresse.
À retenir : Les réformes fiscales et administratives marocaines portent leurs fruits, soutenant une croissance projetée à 4,9% pour 2026. La transition vers un ciblage de l’inflation et la résolution du chômage des jeunes restent des priorités, tandis que la dette publique demeure sur une trajectoire soutenable.
Pour conclure
En résumé, l’économie marocaine se trouve à un carrefour prometteur, tirant profit de réformes engagées de longue date. La consolidation des finances publiques et la gestion des défis externes seront déterminantes pour maintenir cette dynamique positive. L’accent doit rester porté sur les réformes structurelles, notamment l’emploi et la transition monétaire, pour assurer une croissance inclusive et résiliente.